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juste le site qui change
baisers

# Posted on Friday, 27 February 2009 at 3:01 AM

elle&elle

elle&elle

Ne pas se poser de question
Je l'aimais
je l'aime
pas d'hier, avant avant hier
C'était venu comme ça
En mots de tendresse
sans qu'on sache le début
Des histoires de grues de toundras d'ours
Des histoires si douces que je m'y étais
Glissée comme dans du miel
Comme dans un duvet d'écume
Avec délectation en tendresse
En découverte de sensibles
Ses douleurs m'interpellaient
Je pouvais y reconnaître les miennes
ses mots me troublaient
me fondaient
« nous étions à devenir
nous avions toutes nos chances »
notre enfance était lointaine
proche pourtant
A sortir les mouchoirs à carreaux
La larme au coin de l'½il
La morve au nez
Le sanglot au ventre
"
mes seules certitudes sont les fleurs de l'amandier »
« la mer son rivage et les constellations d'étoiles «
et toi
nous

# Posted on Tuesday, 24 February 2009 at 10:45 AM

Edited on Wednesday, 25 February 2009 at 12:10 AM

mamour

mamour


Mon amour n'est pas une force tranquille
C'est comme un vent de chez moi
Tantôt tout en douceur
A passer sur ma peau
A lécher la tienne
Comme une caresse de soleil levant
Tantôt à me brûler
Comme un soleil au zénith
A me torturer
A me faire fuir
à revenir
Quelques fois
Je savais
Maintenant que j'étais une amoureuse
Je volais à t'emmener avec moi
A planer avec moi
A être cette écume de plaisirs
Quand je devenais confiante
Je pouvais tout donner
me donner
Comprendre
Partager
Je savais la jalousie
A hurler les silences de la nuit
A perdre le sommeil
le goût de la mer
je ne voulais pas changer
je ne faisais rien pour ça
je me sentais riche de mes amours passés
qui faisait de moi
mon amour
ton amour


# Posted on Sunday, 22 February 2009 at 8:48 AM

Edited on Sunday, 22 February 2009 at 9:11 AM

des vents d'île

des vents d'île

Enfin le calme
Il est tombé
Il a ravagé les arbres
Les premières fleurs
Et c'est presque douceur
Un souffle
Les contours de mon île
Prennent la forme de tes rêves
De tes désirs
De nos ombres
Se dessinent mieux
Plus clairement
Plus doucement
Les tempêtes
S'apaisent
Je dors sur le sable
Je dors de toi
le feu brûle différemment
Une force nouvelle
Entoure ses contours
Un feu d'entrailles
lave douce
Comme le sang
se ré-invente
saisit d'autres forces
perversité innocente
Les mots se délient
Se dévoilent
S'évadent
Libres de donner
Un sens nouveau à l'amour...

# Posted on Thursday, 19 February 2009 at 7:36 AM

Edited on Thursday, 19 February 2009 at 7:52 AM

je ne voudrai pas crever- boris vian

je ne voudrai pas crever- boris vian


Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d'argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un coté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d'égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaître la lèpre
Ou les sept maladies
Qu'on attrape là-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j'en aurai l'étrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j'apprécie
Que je sais qui me plaît
Le fond vert de la mer
Où valsent les brins d'algues
Sur le sable ondulé
L'herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des conifères
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses à voir
A voir et à z-entendre
Tant de temps à attendre
A chercher dans le noir

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s'amène
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche

Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d'avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort...


* c'est jl trintignant qui récitait une partie de ce texte
je voulais en mettre que quelques passages
mais il mérite toute la page
tous ses mots...






# Posted on Tuesday, 17 February 2009 at 2:23 AM

Edited on Tuesday, 17 February 2009 at 2:46 AM