Le désir
C'est quand, je passe et que tu m'attrapes
Me serres
Quand nos lèvres se joignent
Quand nons mains se cherchent
Quand nos corps se plaquent
Là
N'importe où
C'est quand, sans se quitter
En ne faisant qu'un
Nous nous déplaçons
Comme un insecte malhabile
Vers un lit, un canapé
Le désir
C'est quand on se prend habillé
Que celà devient
Vital
Impérieux
Juste enlever le necessaire-superflu
Pour que nos sexes se prennent, se jouissent.
Le désir
c'est parfois une odeur d'homme
Dans un bus
Une homme que je ne connais pas
Mais qui me trouble profondement
jusqu'à mon ventre
Un homme que je ne veux pas regarder
l'instant-odeur seulement.
Le désir
C'est une voix au téléphone
Une voix chaude
Qui va de mon oreille
Vers mon bas intime
Le désir
C'est aussi tout ça
Et plus encore...
