drôle de temps

drôle de temps

drôle de temps pour la saison
mais non je sais bien que c'est le temps
du temps
un peu pluie
un peu soleil
tantôt gris
tantôt clair
vent d'est
mer superbe
à porter les mouettes
hors de chez elle
je suis un peu comme le temps
un peu grise
un peu claire
un peu je sais pas quoi
mais le fond
n'est pas triste
juste grisé

ah tu sais j'ai sauvé une araignée du soir...

# Posté le dimanche 02 novembre 2008 07:27

attention fragile

attention fragile


attention fragile

# Posté le vendredi 31 octobre 2008 09:49

Modifié le vendredi 31 octobre 2008 12:46

le condamné à mort - jean genet-1952

le condamné à mort - jean genet-1952


à la mémoire de maurice pilorge assassin de vingt ans

le vent qui roule un coeur sur le pavé des cours
un ange qui sanglotte accroché à un arbre
la colonne d'azur qu'entortille le marbre
font ouvrir dans ma nuit des portes de secours

un pauvre oiseau qui tombe et le goût de la cendre
le souvenir d'un oeil endormi sur le mur
et ce poing douloureux qui menace l'azur
font au creux de ma main ton visage descendre

ce visage plus dur et plus léger qu'un masque
et plus lourd à ma main
qu'aux doigts du receleur
le joyau qu'il convoite
il est noyé de pleurs
il est sombre et féroce
un bouquet vert le casque

ton visage est sévère : il est d'un pâtre grec
il reste frémissant aux creux de mes mains closes
ta bouche est d'une morte
et tes yeux sont des roses
et ton nez d'un archange est peut être le bec

le gel étincelant de ta pudeur méchante
qui pourdrait tes cheveux de clairs astres d'acier
qui couronnait ton front
des pines du rosiers
quel haut-mal l'a fondu si ton visage chante ?

dis moi quel malheur fait éclater ton oeil
d'un désespoir si haut
que la douleur farouche
affolée, en personne, orne ta ronde bouche
malgré tes pleurs glacés d'un sourire de deuil ?

ne chantepas ce soir les "costauds de la lune"
gamin d'or sois plutôt princesse
d'une tour
rêvant mélancolique à notre pauvre amour
ou sois le mousse blond qui veille à la grand'hune

et descend vers le soir pour chanter sur le pont
parmis les matelots à genoux et nus tête
l'ave maris stella
chaque marin tient prête
Sa verge qui bondit dans sa main de fripon

et c'est pour t'emmancher beau mousse d'aventure
qu'ils bandent sous leur froc les matelots musclés
mon amour mon amour
voleras tu les clés
qui m'ouvriront le ciel où tremble la mature


...




# Posté le jeudi 30 octobre 2008 08:26

Modifié le jeudi 30 octobre 2008 08:53

ce départ annoncé

  ce départ annoncé

ce départ
fallait y aller
pas encore bien loin
juste vers un bout du monde
inconnu rêvé
un bout de rocher sur mer déchaînée
pas si loin
juste un départ
à faire seule

je savais sauver les araignées perdues

je partirai bientôt
tout s'enchaînait dans ma tête
pas encore bien loin
mais fallait y aller
savoir que je pouvais le faire
j'en avais parlé
pour que ce soit su
comme pour ne plus pouvoir reculer

je préférais les araignées du soir

j'avais envie de ce départ
de cette coupure
qui ne signifiait que ça
un départ seule
rien de plus...

je ne sauvais que les araignées du matin...

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 05:04

Modifié le mercredi 29 octobre 2008 06:07

fin de jour

fin de jour

ce soir vers mon horizon
le ciel flambait
souvent il flambe
est-ce la mer
qui met le feu ?
les ombres se faisaient chinoises
et la première étoile
la bergère
avait mis ses scintillements
il était l'heure de rentrer...

# Posté le dimanche 26 octobre 2008 15:28